Mises à jour de mars, 2017 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • admin9596 9:50 pm le March 9, 2017 Permaliens  

    Réduire la dépense publique est une chance, pas une obligation 

    Parmi les sujets de l’élection présidentielle d’avril 2017 il y a naturellement la taille du secteur public et la composition des dépenses. Naturellement parce que la loi de finance est au cœur de la vie politique. La taille du secteur public conduit à s’interroger sur l’arbitrage financement public – financement privé. La composition des dépenses publiques traite de nos choix de consommation. Souhaite-t-on consommer de l’éducation, de la défense nationale ou réaménager notre salle de bain ?

    La taille du secteur public en France représentait 57,3% de la production intérieure brute (PIB) en 2015. Ce niveau est historiquement à son plus haut. Ce ratio, dépenses publiques totales, soit la somme des dépenses de l’Etat central, des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales sur PIB, était de 14,22% en 1895, et de 39,65% en 1973.

    Les conséquences productives souvent débattues

    Cet élargissement de la taille du secteur public n’est pas sans conséquence productive, d’une part, et allocative, d’autre part. Les conséquences productives sont souvent débattues. La Courbe de BAR, du nom de trois économistes américains Barro-Armey-Ram montre qu’il existe une relation en U inversé entre la taille du secteur public et la croissance de la production. Au-delà d’un certain seuil, la dépense publique et sa structure ont un effet net négatif sur la dynamique de la production. En France, on estime qu’au-delà de 30% la taille du secteur public ne maximise plus le potentiel productif du pays. La figure 1 (ci-dessous) illustre cette relation en U inversé pour la France à partir du calcul des moyennes sur dix ans depuis 1896 des taux de croissance du PIB et des moyennes du ratio dépenses publiques sur PIB. Il permet de dessiner la courbe de BAR pour la France.

    Figure 1

    La Courbe de BAR pour la France ou la relation croissance/taille du secteur public (1896-2015)

    graphique dépense publique

    Source : actualisation du travail de Facchini et Melki publié dans l’European Journal of Political Economy en 2013.

    Une telle relation fait encore l’objet de discussions parmi la communauté des économistes, mais elle rappelle avec certitude qu’un euro public dépensé n’a pas toujours un effet net positif. Un euro public dépensé au-delà d’un certain seuil crée moins de richesse qu’il n’en détruit. Il crée moins d’emploi qu’il n’en détruit.

    Des quantités trop importantes de biens publics

    Une telle situation arrive dès que l’Etat et plus généralement les acteurs publics produisent des biens qui ne relèvent pas de leurs prérogatives et/ou mettent à la disposition des citoyens des quantités trop importantes de biens publics. La définition des prérogatives du secteur public est l’objet de la théorie économique de la frontière de l’Etat et du marché. Avec l’effondrement du modèle soviétique, il est admis que le marché a sa place dans la production et l’affectation des richesses. Peu d’économistes aujourd’hui soutiennent que le marché et les entreprises ne produisent pas correctement des automobiles, du pain, des installations électriques ou des médicaments. La conséquence est qu’au-delà d’un certain seuil le secteur public commence à produire et à financer des biens que le secteur privé pourrait produire en quantité suffisante, et à moindre coût. Cela permet de rappeler que la mission des entreprises est aussi de répondre aux besoins sociaux. Lorsque les agriculteurs produisent du lait, ils répondent à une demande sociale. Lorsque les producteurs d’automobiles produisent des voitures hybrides, ils donnent une solution aux préoccupations écologiques des consommateurs-citoyens. Le risque alors d’un secteur public trop important est qu’il utilise plus de ressources que les entreprises pour produire la même quantité de biens et de services et/ou qu’il produise des services publics qui ont moins de valeur pour les consommateurs que la plupart des biens qu’ils pourraient acheter sur le marché. Laisser le taille du secteur public croître jusqu’à un ratio dépenses publiques totales sur PIB de 100% serait tout simplement soutenir que le marché et l’entreprise doivent totalement s’effacer devant l’Etat et ses administrations. Ce serait défendre qu’il n’y a pas de frontière Etat-marché, que seul l’Etat est compétent.

    Un moyen d’améliorer l’efficacité productive du pays

    Lors du choix politique de 2017, chaque électeur doit ainsi avoir conscience que la réduction des dépenses des administrations publiques est un moyen d’améliorer l’efficacité productive du pays, autrement dit de redonner du pouvoir d’achat et des opportunités de gain pour les entrepreneurs. Les administrations publiques rendent bien des services à la nation, mais avec un coût en terme de croissance qui aujourd’hui obère durablement nos choix futurs.

    Les électeurs doivent aussi avoir conscience que la baisse des dépenses publiques est un moyen de redonner au consommateur son pouvoir de choix. Si le ratio dépenses publiques sur production était de 100%, l’ensemble des biens et des services consommé serait le résultat d’un choix politique. Je devrais peut-être renoncer à acheter des meubles parce que l’Assemblée nationale a décidé que je devais consommer de l’éducation ou des installations sportives. Réduire la dépense publique, c’est en ce sens redonner à chacun le droit de choisir ce qu’il fait de son argent. C’est redonner au consommateur sa souveraineté. Contrairement à ce qui est souvent dit et écrit, réduire la dépense publique ce n’est pas, par conséquent, appliquer un programme de rigueur ou « se serrer la ceinture », c’est au contraire desserrer la contrainte politique qui pèse sur les choix de consommation de chacun et créer ainsi des opportunités pour les entrepreneurs de reprendre leur place dans l’économie française et créer des emplois pour répondre aux besoins sociaux qui s’expriment sur tous les marchés de France et dans le monde.

     
  • admin9596 10:47 am le March 8, 2017 Permaliens  

    Initiatives BDE 2017 : Votez pour le meilleur projet étudiant de France ! 

    Qui succédera au « Raid Hannibal » de l’EM Lyon, récompensé en 2015, et à l’association « Wax It » de Kedge Business School, élue en 2016 ? Pour sa 3e édition, le concours Initiatives BDE (Bureau des étudiants, NDLR), organisé par Ma Chaîne Étudiante avec l’Ordre des Experts-Comptables, est reparti à la rencontre des meilleures associations étudiantes de France. Cette année, l’accent est mis sur les projets des écoles de management.

    La Tribune, organisatrice du Prix Jeune Entrepreneur depuis 2013 (qui sera remis le 28 mars au Grand Rex), est désormais associée à cette initiative, qui récompensera le meilleur projet de France. Après avoir sélectionné les meilleurs projets de chacune des 8 écoles candidates, le jury composé d’un représentant de l’Ordre des experts-comptables, de Ma Chaîne Étudiante, du Figaro Étudiant, de LinkedIn, de La Tribune (pour Paris Business School et Kedge Business School), de L’ADN et de Meilleures Entreprises, se réunira à nouveau pour la grande finale au Théâtre de Paris le 24 mars.

    Il devra désigner le lauréat 2017 parmi les associations de huit grandes écoles : EM Lyon Business School, Paris Business School, ESSEC Business School, Kedge Business School, EM Strasbourg Business School, EDHEC Business School, EM Normandie et Grenoble Ecole de Management.

    Les membres du jury se sont rendus sur chaque campus pour auditionner les associations retenues. Celles-ci ont été conseillées par un expert-comptable, grande nouveauté de cette année, afin de présenter au mieux leur projet. Chaque sélection a été filmée puis diffusée sur Ma Chaine Étudiante, canal qui compte trois millions de téléspectateurs par mois. MCE retransmettra également en différé la grande finale inter-école qui se tiendra au mois de mars 2017 à Paris (en replay sur mcetv.fr).

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    Retrouvez ici les 8 épisodes d’Initiatives BDE 2017 en replay sur http://mcetv.fr/ibde/#episodes

    Et les deux sessions dont La Tribune a été jury :

    >> Paris Business School


    Initiatives BDE à PSB : 3 associations en…par MCETV

    >> Kedge Business School


    Initiatives BDE à KEDGE : 3 associations en…par MCETV

    Tous les internautes sont invités à voter pour le projet de leur choix avant le 22 mars.

    Votez en likant votre épisode préféré sur http://mcetv.fr/ibde/#episodes

    Page officielle du concours : http://mcetv.fr/ibde

    >> Découvrez en exclusivité sur Facebook la liste des 8 écoles en compétition !

     
  • admin9596 4:18 pm le March 7, 2017 Permaliens  

    Le prochain président pourra-t-il relancer l’économie ? 

    Optimiste, Michel Sapin l’était lorsqu’il avait en charge le ministère du Travail et du Dialogue social. Jusqu’au bout, il avait soutenu mordicus que la courbe du chômage allait s’inverser à la fin de l’année 2013. Optimiste, il l’est toujours depuis son transfert à Bercy en 2014. A quelques semaines de la fin du quinquennat, il reste confiant quant à la capacité de l’économie française à progresser à un rythme de 1,5% cette année, conformément à la prévision fixée dans la loi de finances 2017.

    « Je peux confirmer très clairement qu’une prévision de croissance de 1,5% en 2017 est aujourd’hui parfaitement raisonnable. Les principaux moteurs économiques de la France sont en marche« , a déclaré mardi le ministre à l’issue d’un entretien avec Mario Centeno, son homologue portugais, dans le cadre de la cinquième conférence économique franco-portugaise organisée à Lisbonne.

    Les indicateurs dans le vert

    Devant la presse, Michel Sapin a mis en avant « la reprise de l’investissement, une consommation des ménages élevée, au plus haut depuis 2007, et des exportations positives« . « Lorsque la prévision de croissance avait été établie à l’automne dernier, il y a eu beaucoup d’interrogations, mais toutes les données depuis le dernier trimestre 2016 et les premières tendances de 2017 confirment notre chiffre de 1,5%. Les entreprises sont prêtes à investir et créent des emplois ce qui permet au chômage en France de diminuer« , a précisé le ministre. Espérons qu’il ne se trompe pas.

    Ce serait une jolie performance. Si le PIB tricolore devait afficher une telle progression, celle-ci serait supérieure de 0,4 point à celle enregistrée en 2016.

    Rappelons, pour l’anecdote, que la loi de finances 2016 tablait initialement sur une croissance de 1,5%, estimation révisée à l’automne par Bercy, dans la foulée de statistiques macroéconomiques médiocres. La consommation des ménages, le principal moteur de la croissance française, a subi quelques hoquets que n’a pas compensé la reprise de l’investissement des entreprises qui ne ne représente que 23% de la consommation des ménages et 12% du PIB.

    Les économistes sont peu confiants

    Tous les économistes ne partagent pas cette confiance. Si l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) envisage une hausse de 1,5% à 1,6% du PIB cette année, la Banque de France est plus prudente et vise une croissance de 1,3% cette année. BNP Paribas est sur la même longueur d’onde.

    Certains sont encore plus pessimistes. C’est le cas de Marc Touati, chez ACDEFI, qui estime à seulement 1% la progression annuelle du PIB et d’Alexandre Mirlicourtois chez Xerfi à peine moins prudent et qui table sur une croissance annuelle de 1,1% seulement.

    A la différence de la plupart des candidats à l’élection présidentielle en 2012, qui semble-t-il, n’avait pas réellement pris la mesure de l’état de l’économie française après la crise de 2008-2009, les protagonistes actuels font preuve de modération. Ainsi, François Fillon envisage une croissance de 1,3% cette année puis de 1,5% en 2018. Emmanuel Macron est un tout petit peu plus optimiste, et table sur une hausse de 1,4% et de 1,8% du PIB en 2017 et 2018. Seul Jean-Luc Mélenchon témoigne d’un certain allant. Le candidat de la « France insoumise » vise une hausse de 1,8% du PIB en 2017 et en 2018. On attend le cadrage macroéconomique de Benoît Hamon. L’intégration du coût du revenu universel qu’il entend mettre en place compliquerait l’exercice.

    Une estimation délicate

    Un programme est-il de nature à stimuler davantage la croissance et l’emploi que les autres ? Gilles Moëc, le chef économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch clôt le débat. « A ce jour, aucun des candidats à l’élection présidentielle n’est descendu assez dans les détails pour que l’on puisse faire une estimation sérieuse de leurs effets macroéconomiques. La granularité des mesures avancées est encore trop faible« , estime-t-il. « La seule chose que l’on peut estimer, ce sont les effets des mesures adoptées par nos voisins ces dernières années. Si la France parvient à augmenter le taux de participation au marché du travail dans les mêmes propositions qu’en Allemagne après 2003, si la France arrive à faire baisser son taux de chômage à son niveau naturel à la même vitesse que l’Allemagne ces dernières années, alors, on peut raisonnablement penser que le taux de croissance potentiel de l’économie française, actuellement de 1,2%, pourrait grimper, à 2%« , avance Gilles Moëc.

     
  • admin9596 6:18 am le March 6, 2017 Permaliens  

    Peugeot 3008 voiture de l’année, ou le succès d’un repositionnement réussi 

    C’est la consécration ! Pour la première fois, le jury européen de la voiture de l’année a désigné un SUV comme grand gagnant du concours. Pas n’importe lequel, il s’agit du Peugeot 3008. Il arrive devant l’Alfa Romeo Giulia et la Mercedes Classe E.

    Pour la marque française, c’est un double succès. D’abord celui d’un repositionnement réussi. Il faut se souvenir du modèle précédent. Un véhicule croisé entre le monospace et le SUV, très consensuel et familial. Un beau succès, du reste : il n’avait pas été boudé par le public et la presse spécialisée l’avait bien reçu. Le nouveau 3008 est en totale rupture stylistique avec son prédécesseur. Il assume désormais des lignes très baroudeuses, plus viriles voire agressives. Le 3008 a réussi l’exploit de donner une nouvelle identité à la marque qui ne manquera pas de l’exploiter.

    Volkswagen en ligne de mire

    L’autre succès du 3008, c’est d’avoir répondu avec brio au cahier des charges de Carlos Tavares qui vise à faire monter en gamme le véhicule, notamment par la qualité des prestations intérieures. L’objectif étant d’obtenir une valeur résiduelle qui vaut celles de marques allemandes telles que Volkswagen.

    La presse n’a pu que constater la montée en gamme des finitions intérieures, la qualité des matériaux. Le système i-cockpit a également impressionné. Il s’agit d’un logiciel qui permet de déporter, sur le tableau de bord, les informations de l’écran GPS. Simple et intuitif à la fois, Peugeot a véritablement marqué des points avec ce système.

    Enfin, l’agrément de conduite se confond avec le niveau des meilleures marques premium. Dynamique et confortable à la fois, il faut ajouter à cela une acoustique remarquable qu’il est possible d’agrémenter avec le système de son Focal (en option, mais d’une excellente qualité).

    Pour Peugeot, c’est un succès considérable sur ce segment pourtant déjà bien embouteillé. En novembre, lors de l’annonce des finalistes de la voiture de l’année, le Volkswagen Tiguan, pourtant une référence dans le segment, n’avait pas été retenu. Sans parler de son compatriote, le Renault Kadjar.

    Un vrai succès commercial

    Les consommateurs ne s’y sont pas trompés puisque le 3008 a d’ores et déjà été commandé à plus de 100.000 exemplaires depuis sa commercialisation, à l’automne. Mieux, il a été choisi à 84% en finition supérieure, ce qui démontre que la montée en gamme de Peugeot n’est plus une revendication mais une réalité. Certains cabinets d’analyse estiment que le 3008 atteint une rentabilité opérationnelle de 12%, tirant celle de Peugeot à près de 8%, soit un niveau de performance digne d’une marque haut-de-gamme.

    Le rêve de Jean-Philippe Imparato, directeur de la marque, est de dupliquer ce succès sur les prochains modèles, notamment le 5008 qui arrive dans les prochaines semaines en concession. Le 2008, lui, qui est un succès relatif (deuxième en France mais troisième en Europe), se prépare pour une refonte complète à horizon 2019. Il a pour objectif de reprendre les recettes du 3008. Le reste de la gamme tentera également de surfer sur ce succès ! La pression sera immense…

     
  • admin9596 10:28 am le March 5, 2017 Permaliens  

    ERAMET : diversification vers les métaux spéciaux 

    ERAMET : diversification vers les métaux spéciaux

    Géant mondial dans le manganèse et le nickel, ERAMET a fondé sa stratégie sur l’élargissement des positions de leader dans les métaux d’alliage, le renforcement de la métallurgie haut de gamme, la diversification vers les métaux spéciaux. L’analyse technique fixe un objectif de court terme à 59,50 EUR avec un stop à 49,60 EUR.

    ERAMET : dans un biseau

    Du point de vue graphique, ERAMET consolide depuis trois mois au sein d’une figure de compression en biseau, après s’être vivement apprécié au cours du dernier trimestre 2016. La bonne tenue des cours sur le support majeur des 49,80 EUR suggère l’imminence d’une issue haussière, ce qui devrait déclencher une nouvelle vague d’accélération en direction des 59,50 EUR lors des prochaines séances. Le prix d’entrée optimal pour ce scénario est fixé à 52 EUR et l’invalidation est placée à 49,60 EUR.

    Les points forts de la valeur selon AOF

    – ERAMET a de fortes positions mondiales dans ses trois activités : le manganèse (45% des ventes), le Nickel (27%) et les aciers spéciaux à hautes performances. – Le groupe a une répartition géographique équilibrée des ventes entre l’Europe pour 45%, l’Asie pour 30% et l’Amérique du Nord pour 20%. – ERAMET se diversifie dans le titane et le zircon, ainsi que dans un projet de terres rares au Gabon. – Sa stratégie est fondée sur l’élargissement des positions de leader dans les métaux d’alliage, le renforcement de la métallurgie haut de gamme, la diversification vers les métaux spéciaux.

     
  • admin9596 9:17 pm le March 4, 2017 Permaliens  

    Pénélope Fillon sort de son silence dans la stratégie de com de son mari 

    Alors que 71% des Français souhaitent que François Fillon renonce à sa candidature à l’élection présidentielle selon un sondage réalisé Ifop pour le Journal du dimanche, le camp Fillon, qui se réduit comme peau de chagrin avec la cascade de désaffections ces derniers jours, continue d’afficher sa volonté de rester dans la course. Ce dimanche, peu avant un rassemblement de soutien controversé au sein des Républicains et du centre, et à la veille d’une réunion du comité politique du parti qui, prévue initialement mardi, a été avancée à lundi « compte tenu de l’évolution de la situation politique », Pénélope Fillon entre en scène dans la stratégie de communication de son mari, qui s’apparente pour les uns comme un baroud d’honneur pour les uns, comme un appel à continuer à résister pour les autres.

    « Chaque jour je lui dis ça »

    Dans un entretien au Journal du dimanche, l’épouse du candidat de la droite, assure de la réalité de ses activités auprès de son mari, alors que son mai va être mis en examen le 15 mars pour des emplois fictifs présumés et que Pénélope Fillon a été également convoquée par les juges pour être éventuellement mise elle aussi en examen. Alors que son mari est fragilisé par cette affaire au sein des Républicains, elle dit souhaiter que son mari aille « jusqu’au bout » dans la course à l’Elysée tout en précisant que l’ancien Premier ministre « prend ses décisions seul ».

    « Moi, je lui ai dit qu’il fallait continuer jusqu’au bout. Chaque jour je lui ai dit ça. C’est lui qui décidera », dit-elle. Si elle décrit la politique comme « un monde terrible », Penelope Fillon affirme soutenir son mari dans son dessein, jugeant qu »il n’y a que lui qui peut être président ».

    « Être capable d’endurer ça, c’est une preuve de courage remarquable. C’est le seul candidat qui ait l’expérience, la vision, le projet et la détermination nécessaire pour diriger la France », estime-t-elle.

    « Si cela n’avait pas été moi, il aurait payé quelqu’un pour le faire »

    Penelope Fillon s’explique aussi sur le fond de l’affaire, à savoir ses activités rémunérées de collaboratrice parlementaire auprès de son mari. « Il avait besoin de quelqu’un qui accomplisse ces tâches très variées. Si cela n’avait pas été moi, il aurait payé quelqu’un pour le faire. Donc on a décidé que ce serait moi », explique-t-elle à propos de ces activités qui ont cessé en 2013.

    « Je ne considérais pas que je faisais de la politique. Je travaillais pour mon mari et pour les Sarthois », ajoute-t-elle.

    Penelope Fillon a été employée par son mari comme assistante parlementaire de 1988 à 1990 puis de 1998 à 2002 et de mai 2012 à novembre 2013, un poste qui n’a pourtant jamais été « officialisé », comme elle l’a elle-même reconnu devant les enquêteurs, selon son procès verbal d’audition révélé par Le Monde. François Fillon a déclaré qu’elle avait été employée par ses soins pendant quinze ans, pour un salaire mensuel moyen de 3.677 euros nets.

    « J’étais au courant »

    Dans le Journal du dimanche, Penelope Fillon explique qu’elle était « bien sûr » au courant.

    « J’étais au courant. Bien sûr que je comprenais ce que je signais quand je signais des contrats », dit-elle. « Cela m’a choquée qu’on puisse penser que j’étais une ignorante et une imbécile ».

    Elle raconte aussi avoir « réalisé des notes et des fiches de lecture » pour la Revue des deux mondes, dirigée par Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de son mari. Un travail rémunéré au total 100.000 euros selon le Canard enchaîné, sur lequel la justice enquête également.

    Penelope Fillon, qui sort de son silence pour la première fois depuis le début du « Penelopegate », explique sa discrétion par « peur des mauvaises interprétations. »

    « Et puis j’étais tellement surprise par la violence et par l’hystérie que je me suis renfermée dans ma coquille galloise », dit la mère des cinq enfants de François Fillon, qui est née au Pays de Galles.

    45.000 personnes attendues au Trocadéro

    A sept semaines du premier tour, un rassemblement des soutiens à François Fillon est prévu ce dimanche à 15 heures place du Trocadéro, à Paris. Selon un organisateur, au moins 45.000 fidèles de François Fillon sont attendus dimanche. Le camp Fillon compte sur l’ampleur de cette manifestation pour enterrer le plan « B » d’un recours à Alain Juppé pour le remplacer.

    L’ancien Premier ministre a invité ses partisans à ne pas « abdiquer » lors d’une réunion publique samedi après-midi à Aubervilliers, près de Paris. Alors que certains s’inquiètent du soutien apporté par des mouvements conservateurs comme « Sens commun », émanation politique de « La Manif pour tous », « chaque Français » sera « le bienvenu » au rassemblement de dimanche (…) »il n’y a pas un profil, pas une origine particulière », a déclaré sur BFM TV, le nouveau directeur de campagne du candidat, Vincent Chriqui, qui remplace Patrick Stefanini, démissionnaire.

    « C’est une réunion de soutien à François Fillon, c’est une réunion pour un projet de redressement, pour un projet d’alternance et de changement, c’est ça le seul mot d’ordre », a-t-il ajouté avant le meeting d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

    « Quelle que soit l’injustice qui lui est faite, François Fillon n’est plus en mesure de porter notre projet et nos valeurs »

    Au sein d’un parti en crise, des voix se sont élevées contre le rassemblement de dimanche, comme le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. « En République, on ne fait pas siffler la justice. Et non, je ne serai pas au rassemblement du Trocadéro demain », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Son collègue de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), le « sarkozyste » Christian Estrosi, parle quant à lui d’une « erreur ».

    « Il apparaît clairement que La Manif pour tous et Sens commun sont en première ligne dans l’organisation de cette manifestation, et cela me gêne », a-t-il dit-samedi dans un entretien paru dans Nice Matin. L’élu craint aussi que cette manifestation soit émaillée de violences et « donne l’impression d’un défi aux institutions de notre pays, et cela n’est pas possible non plus ».

    Dans une tribune publiée parallèlement, plusieurs dizaines d’élus de la région Paca appellent François Fillon à retirer sa candidature.

    « Quelle que soit l’injustice qui lui est faite, François Fillon n’est plus en mesure de porter notre projet et nos valeurs », écrivent-ils.

    Le soutien des sympathisants des Républicains à Fillon chute

    D’après le sondage de l’Ifop, plus de sept Français sur dix (71%) souhaitent que François Fillon renonce à être candidat à l’élection présidentielle. Les Français interrogés, dont le nombre n’est pas précisé, sont 28% à souhaiter que l’ancien Premier ministre reste dans la course à l’Elysée, contre 33% il y a quinze jours. Le soutien des sympathisants des Républicains vis-à-vis de l’ancien Premier ministre chute de 70% à 53%. Interrogés sur « les qualités pour représenter la droite et le centre » à l’élection présidentielle de différentes personnalités, les sondés placent le maire de Bordeaux, Alain Juppé, en première position, à 64%, loin devant les anciens ministres François Baroin (34%) et Xavier Bertrand (30%). François Fillon est à 29%.

    A la question de savoir qui est, parmi six candidats à la présidentielle, celui ou celle qui « incarne le mieux les valeurs d’honnêteté et d’éthique », François Fillon arrive en dernière position avec 7%, derrière le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (9%), la présidente du Front national Marine Le Pen (14%), l’ancien ministre Emmanuel Macron (20%), le candidat socialiste Benoît Hamon (21%) et le représentant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon (24%).

     
  • admin9596 8:12 pm le March 3, 2017 Permaliens  

    Smart City : les JO, accélérateurs des politiques environnementales 

    « Je rêve d’un film ‘Demain’ avec des sportifs », avoue Jérôme Lachaze, en charge du développement durable au sein du Comité de candidature Paris 2024, faisant référence au César 2016 du documentaire réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent qui présente moult solutions durables (notamment via la permaculture) pour faire advenir un monde meilleur. Et, des sportifs, il en a d’ailleurs identifié une bonne centaine qui affichent des convictions écologiques.

    D’ailleurs, c’est leur figure de proue, le champion de kayak Tony Estanguet, co-président du comité de candidature, qui a proposé à la présidente du WWF France, la navigatrice et ingénieure agronome Isabelle Autissier, de présider le comité d’excellence environnementale de Paris 2024. Proposition acceptée, à la condition de définir en amont la stratégie environnementale de la candidature, une démarche dans laquelle l’ONG accompagne le comité de candidature depuis mai 2016 et qui peut s’interrompre à tout moment : dans le cas cas où le comité fléchirait dans ses ambitions et, par exemple, accepterait de s’acoquiner avec des sponsors peu recommandables aux yeux de l’ONG.

    « Le choix d’un partenaire indépendant comme le WWF-France garantit des objectifs environnementaux clairs et chiffrés », se félicite Jérôme Lachaze.

    La chasse aux « éléphants blancs » est ouverte

    La maire de Paris (ville hôte, au même titre que d’autres collectivités telles que le département de Seine-Saint-Denis, Plaine Commune Marseille ou la Région Ile-de-France) est un des moteurs de cette recherche de l’excellence environnementale. L’objectif est bien entendu de se distinguer, dans une compétition où, désormais, Paris n’est plus opposée qu’à une seule autre métropole, à Los Angeles.

    « Depuis la réforme des candidatures en 2014, le CIO entend mettre plus fortement l’accent avec son agenda 2020, sur le développement durable et la notion d’héritage, afin d’éradiquer les ‘éléphants blancs' », rappelle Jérôme Lachaze.

    Les « éléphants blancs », ce sont ces infrastructures prestigieuses, construites spécifiquement pour les Jeux et inadaptées aux besoins des habitants, qui sont ensuite désertées et tombent ensuite en ruine pour cause d’entretien trop onéreux. Depuis l’origine, la candidature parisienne repose sur 95% d’installations déjà existantes ou temporaires. Ces dernières sont étudiées en détail, qu’il s’agisse de préserver la flore exceptionnelle du Champs de Mars, ou de prévoir la dépollution et la « renaturation » du « Terrain des essences » à la Courneuve (Seine Saint-Denis), une enclave dans une zone Natura 2000 qui pourrait être classée et ouverte au public après les JO.

    Les recommandations du WWF en ligne avec celles du GIEC

    Le WWF France a choisi de surfer sur la dynamique de la COP21 en visant des Jeux en ligne avec l’Accord de Paris. L’ONG a donc calé ses calculs sur les recommandations du GIEC pour respecter l’objectif d’une hausse des températures plafonnée à +2°C, en se fixant 2024 pour horizon.

    « Cette ambition repose notamment sur la réalisation d’un bilan carbone estimatif pendant la phase de candidature », précise Audrey Solans, qui pilote l’ambition environnementale de Paris 2024 au sein du WWF.

    Les calculs aboutissent à des émissions de 55% inférieures à celles des Jeux de Londres en 2012, à ce jour les plus « durables » de l’histoire et qui servent d’ailleurs d’inspiration pour l’aménagement de son quartier East London. « En établissant un bilan carbone estimatif dès la phase de candidature, nous sortons des ambitions non étayées souvent avancées à ce stade », souligne Jérôme Lachaze.

    La neutralité carbone en ligne de mire

    La situation de Paris, qui bénéficie d’une desserte ferroviaire très dense, avec 85% des villes françaises de plus de 100.000 habitants situées à moins de quatre heures de train, permet de n’envisager que 27% des déplacements par avion. Lesquels sont l’un des postes les plus émetteurs dans ce genre d’événements. Des billets combinés avec la SNCF sont donc prévus afin d’inciter les spectateurs à préférer le train. Sur place, des trajets exclusivement effectués en transports publics ou partagés permettent d’abaisser la part des déplacements à 40% du total. Au-delà de l’incitation tarifaire, « nous cherchons à rendre ludique l’action environnementale, permettant de valoriser les efforts des spectateurs ». Il est aussi question d’une compétition pour élire la nation ayant adopté les gestes les plus responsables.

    Une stratégie de compensation de l’événement ambitieuse doit permettre d’atteindre la neutralité carbone. Le budget, qui correspond aux émissions estimées à 1,56 million de tonnes équivalent CO2 s’établit à 31 millions d’euros, sur la base d’un cours du carbone de 20 euros par tonne, soit le haut de la fourchette.

    « Nous voulons aller plus loin que la simple compensation de 1 pour 1, en englobant à la fois des projets de terrain nationaux, internationaux ou en lien avec le sport et présentant aussi des bénéfices en termes sociétaux », précise Jérôme Lachaze.

    Une ambition validée par les politiques existantes

    Le positionnement de la capitale française sur de nombreuses thématiques environnementales -de la qualité de l’air aux transports publics en passant par la biodiversité, le plan alimentation durable ou encore l’exemplarité d’un quartier tel que la ZAC Batignolles, hérité d’une candidature perdue- confère de la crédibilité au programme avancé dans la candidature et a permis de pousser les ambitions plus loin, affirme-t-on à la Ville de Paris. Primée devant 125 villes par le Earth Hour City Challenge du WWF en 2016, dirigée par la présidente du réseau C40 qui regroupe les villes les plus en pointe dans la lutte contre le changement climatique, la capitale française est particulièrement exemplaire.

    Mais d’autres parties prenantes affichent des ambitions, à l’instar de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), où le village olympique doit occuper un programme immobilier d’ores et déjà programmé. « C’est une municipalité remarquable en matière de développement durable », souligne Audrey Solans. Aussi le projet immobilier affiche-t-il depuis l’origine de fortes ambitions en matières de performance environnementale. De façon générale, « Le travail mené en local avec FNE Ile-de-France permet d’élaborer des projets répondant aux attentes des territoires » ajoute pour sa part Jérôme Lachaze.

    Accélérer des projets liés au « Grand Paris », se baigner dans la Seine…

    Mais dans la perspective des Jeux, et grâce à l’enveloppe dédiée à la candidature (60 millions d’euros au total) le village olympique sera plus durable encore, avec notamment « plus d’énergies renouvelables, l’enterrement d’une ligne à haute tension ou encore la construction d’une passerelle au-dessus de la Seine », selon Audrey Solans.

    Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres des projets qui devraient être amplifiés, sécurisés ou accélérés dans la perspective de l’événement.

    C’est le cas de l’avancement des travaux du Grand Paris, dont les lignes 16 et 17 (qui passent toutes deux par Saint-Denis et le Bourget) sont essentielles pour les déplacements des spectateurs. Ou encore de la baignabilité de la Seine, prévue pour accueillir les 10 kilomètres nage libre ou les 1.500 mètres du triathlon. L’héritage des Jeux permettrait ainsi de donner enfin corps à cette Arlésienne apparue avec Jacques Chirac en 1988, en sécurisant les promesses faites par Anne Hidalgo d’ouvrir plusieurs lieux de baignade dans la capitale, et jusqu’à une dizaine en Ile-de-France.

    Inventer un nouveau modèle

    S’ils se tiennent à Paris, les Jeux sont aussi une opportunité unique de toucher 3 millions de spectateurs, dont 70% de Français. L’occasion de leur faire découvrir des comportements plus responsables, notamment en matière de transports, dans l’espoir qu’ils les conservent durablement. Dans cet esprit, le projet de labellisation des restaurateurs situés sur ou à proximité des sites ayant adopté une charte responsable, si son impact est sans commune mesure avec celui des normes de constructions ambitieuses, a un rôle à jouer pour sensibiliser aussi bien les restaurateurs que les consommateurs.

    « Dans l’hypothèse où nous organisons les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, nous créerons dès 2018 un laboratoire d’innovation en open source autour de l’énergie, l’eau et les matériaux, pour inventer, si possible sur les principes de l’innovation frugale, des solutions réplicables dans le monde entier », avance Jérôme Lachaze, qui rêve de faire la démonstration de Jeux hyper compacts, battant en brèche l’image environnementale négative habituellement attachée à ces événements.

    Et si Paris perdait les Jeux encore une fois ?

    Et si les Jeux échappaient une nouvelle fois à Paris ? Certes de moindre ampleur, le volet « sensibilisation » pourrait néanmoins être décliné via la charte éco-responsable signée par 22 organisateurs d’événements sportifs avec le WWF France et le secrétaire d’Etat aux Sports dont le tournoi de tennis de Roland Garros ou le Marathon de Paris. Un groupe de travail spécifique au sport planche également sur le prochain plan Climat de la capitale, qui vise la neutralité carbone dans tous les domaines à l’horizon 2050.

    Plus largement, la Ville de Paris a élaboré un « plan d’accompagnement à la candidature » regroupant pas moins de 43 actions destinées à faire en sorte que cette phase de candidature en elle-même, indépendamment du résultat annoncé le 13 septembre prochain, puisse être un accélérateur des politiques publiques en matière de ville durable.

    La candidature de Paris n’est pas calée sur la deuxième échéance, 2028

    Evénement mobilisateur (69% des Français et 77% des sportifs se disent favorables à la tenue de Jeux à Paris), cette étape doit notamment permettre de découvrir de nouvelles façons de pratiquer le sport à Paris, de renforcer les liens au sein du Grand Paris ou encore de se familiariser avec des modes de transport, de construction ou d’aménagement plus durables… qui, à leur tour, doivent concourir à renforcer la solidité de la candidature parisienne sur ces thèmes.

    Face à la difficulté de partager les deux villes et au tarissement des candidatures, le Comité international olympique (CIO) pourrait décider, le 13 septembre prochain, d’accorder à Los Angeles et Paris, désormais seuls en lice, les Jeux de 2024 et 2028.

    Mais « l’ensemble des garanties et des projets immobiliers figurant dans la candidature (tels que le village olympique de Plaine Commune, Ndlr) sont calés sur l’échéance de 2024, rappelle Jérôme Lachaze. Nous ne sommes pas candidats pour 2028. »

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  • admin9596 9:03 am le March 2, 2017 Permaliens  

    EDENRED : un portefeuille étendu de données monétisables 

    EDENRED : un portefeuille étendu de données monétisables

    Leader mondial des titres services, EDENRED dispose d’un portefeuille étendu de données monétisables auprès des affiliés du groupe. L’analyse technique fixe un objectif de court terme à 22,40 EUR avec un stop à 20,90 EUR.

    EDENRED : un obstacle a été franchi

    Du point de vue graphique, EDENRED suit une tendance haussière depuis trois mois, comme l’illustrent la succession de creux et sommets ascendants et le soutien de sa moyenne mobile. Le récent débordement des 21 EUR constitue une confirmation supplémentaire de la domination des échanges par le courant acheteur et permet d’entrevoir le ralliement des 22,40 EUR lors des prochaines séances. Le prix d’entrée optimal pour ce scénario est fixé à 21,30 EUR et l’invalidation est placée à 20,90 EUR.

    Les points forts de la valeur selon AOF

    – EDENRED propose des services liés aux avantages aux salariés, et se diversifie dans la gestion des frais professionnels ainsi que des chèques cadeaux. – Le groupe se positionne sur un marché très porteur, avec des positions fortes en Amérique latine. – Les deux catalyseurs de croissance de la société sont la hausse du taux de pénétration et le passage du ticket papier au numérique. – EDENRED dispose d’un portefeuille étendu de données monétisables auprès des affiliés du groupe.

     
  • admin9596 5:11 am le March 1, 2017 Permaliens  

    Pourquoi les sociétés Hyperloop se disputent-elles le marché indien ? 

    Fidèles à leurs techniques de communication, ils se sont répondus par annonces interposées. A une semaine d’intervalle, les sociétés concurrentes Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies se sont rendues en Inde avec un message on ne peut plus clair : être le premier à s’implanter dans le pays. Les deux concurrents travaillent séparément sur un projet de train ultrarapide, conceptualisé par l’investisseur-star Elon Musk en 2013. Décrit comme le « cinquième mode de transport moderne », le train baptisé Hyperloop aurait une vitesse de pointe jusqu’à 1.200 km/h.

    La société Hyperloop One, basée à Los Angeles et fondée en 2014, serait en pourparlers avec le gouvernement indien. « L’Inde s’avère être une opportunité incroyable », déclare à BloombergRob Lloyd, PDG d’Hyperloop One. « Nous voulons consulter les parties prenantes pour trouver un itinéraire qui a réellement du sens (…) et travailler sur les financements, réfléchir à un partenariat public-privé. » Objectif : un premier train en production d’ici 2021, selon le planning avancé par Rob Lloyd à Business Standard.

    New Delhi-Bombay, 1.160 km en 80 minutes

    Lors de son passage en Inde, l’entreprise a demandé mardi aux internautes de voter sur les réseaux sociaux entre cinq propositions d’itinéraires. L’un d’entre eux permettrait notamment de relier en 80 minutes seulement New Delhi à Bombay (près de 1.160 km à vol d’oiseau) – contre environ 16 heures de train actuellement.

    India, vote for your fav route from 1 of our proposed 5. Now traveling doesn’t need to take days! #VisionForIndiahttps://t.co/TGd8IxVsKhpic.twitter.com/L7h5DPy21j

    — HyperloopOne (@HyperloopOne) 28 février 2017

    L’Inde veut moderniser ses réseaux de transports

    La semaine dernière, c’était au concurrent Hyperloop Transportation Technologies (HTT) de rencontrer des élus indiens. D’après Livemint, la société serait en pourparlers avec cinq Etats et voudrait lever 100 millions de dollars pour investir dans le pays. Comme son concurrent, HTT voit dans le manque d’infrastructures indiennes un atout pour son développement. Avec 1,2 milliard d’habitants, le deuxième pays le plus peuplé au monde fait face au défi d’améliorer ses moyens de transports.

    Début février, le Premier ministre Narendra Modi a annoncé un investissement record de 59 milliards de dollars pour moderniser les réseaux de transports. « Cette combinaison de facteurs créée non seulement le besoin, mais aussi l’environnement parfait pour construire un hyperloop » assure à Forbes India Bibop Gresta, président et co-fondateur de HTT. De son côté, le ministre du transport indien, Suresh Prabhu s’engage à suivre un « processus très rigoureux avant de sélectionner un partenaire » et se dit « ouvert », rapporte Indian Express.

     
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