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  • admin9596 7:49 am le March 20, 2017 Permaliens  

    Interdit au moins de 18 ans 

    La classification des films s’assouplit à partir de jeudi, pour parer aux feuilletons judiciaires récurrents, type Love de Gaspar Noé ou Nymphomaniac de Lars von Trier.   Sujet hautement sensible : le débat est récurrent sur l’adaptation de la classification des films à l’évolution de notre société… Elle entre dans une nouvelle ère avec un décret publié jeudi au Journal officiel. L’interdiction aux moins de 18 ans ne sera plus appliquée de façon systématique aux œuvres avec scènes de sexe non simulé. Afin d’assouplir cette règle, elle concernera désormais des films «qui comportent des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier leur accumulation, à troubler gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser». Le décret redonne en même temps une liberté d’appréciation accrue à la Commission de classification. Décryptage.  Qu’en était-il jusqu’à présent ? Un décret du 4 décembre 2003 s’appliquait jusqu’à ce jeudi, qui stipulait que doivent être interdits aux mineurs les films «comportant des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence mais qui, par la manière dont elles sont filmées et la nature du thème traité, ne justifient pas une inscription sur la liste [des films « X »]». Les films repérés comme correspondant à l’un ou l’autre critère devaient être automatiquement interdits aux mineurs.    Si le ministère de la Culture, qui accorde les visas d’exploitation, attribuait une interdiction moins importante, il pouvait être confronté à des actions en justice. Ainsi de Nymphomaniac de Lars von Trier : le ministère avait accordé un visa d’interdiction aux -12 ans, suspendu par le juge des référés, relevé à -16 ans par le ministère de la Culture, de nouveau contesté par l’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes… La même association avait réussi à faire interdire aux moins de 18 ans pour sexe non simulé Love de Gaspard Noé. Quant à la Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, il sera passé par tous les plafonds d’âges avant que le Conseil d’Etat ne donne raison au ministère de la Culture pour une interdiction aux moins de 12 ans.  Qu’est-ce qui change ? Ce décret met fin à l’automaticité de l’interdiction aux moins de 18 ans et s’inspire du rapport remis en février par Jean-François Mary, président de la commission de classification des films, qui vient d’être nommé membre du CSA. Lequel proposait de remplacer le «critère de « scènes de sexe non simulées » par celui de «scènes de sexe» : «Le critère de la « non simulation » des scènes de sexe a évidemment perdu son intérêt au cours des récentes années, avec le développement des techniques numériques de mise en scène. Une scène peut être tout à fait explicite à l’écran tout en ayant été simulée lors du tournage.»  Le décret comporte deux articles : le premier prévoit donc que «lorsque l’œuvre ou le document comporte des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier par leur accumulation, à heurter gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser […]», il ne peut être qu’interdit aux moins de 18 ans ou classé «X». Le second article vise à simplifier la procédure contentieuse et à réduire ses délais. La cour administrative d’appel est désormais compétente en premier et dernier ressort, tout en réservant la possibilité de pourvoi en cassation auprès du conseil d’Etat.  Comment fonctionne la classification? Tout film, court ou long métrage, en vue d’une projection publique doit être d’abord présenté au comité de classification puis à la commission de classification qui les visionne intégralement. La commission se réunit deux soirs par semaine pour procéder au visionnage des œuvres renvoyées par le comité. C’est elle qui définit les catégories d’âge et transmet ses propositions au ministère de la Culture, qui décide au final de la classification. L’avis de la commission est suivi dans la quasi-totalité des cas. Si le décret publié jeudi réécrit les critères du moins de 18 ans, il retire aussi toute tendance à l’automaticité. «Audrey Azoulay considère que le système qui repose sur une commission collégiale est le meilleur système qu’on puisse avoir, souligne-t-on au ministère de la Culture. Le décret rend la liberté d’appréciation à cette commission.» Renouvelée tous les trois ans, la commission est composée de 29 membres dont 9 de la profession, les autres étant des fonctionnaires de divers ministères, psychologues, représentants des maires et des associations familiales, spécialistes et experts de la protection de l’enfance. Un nouveau président, issu du conseil d’Etat, devrait être nommé très prochainement. La classification des films s’assouplit à partir de jeudi, pour parer aux feuilletons judiciaires récurrents, type Love de Gaspar Noé ou Nymphomaniac de Lars von Trier.   Sujet hautement sensible : le débat est récurrent sur l’adaptation de la classification des films à l’évolution de notre société… Elle entre dans une nouvelle ère avec un décret publié jeudi au Journal officiel. L’interdiction aux moins de 18 ans ne sera plus appliquée de façon systématique aux œuvres avec scènes de sexe non simulé. Afin d’assouplir cette règle, elle concernera désormais des films «qui comportent des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier leur accumulation, à troubler gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser». Le décret redonne en même temps une liberté d’appréciation accrue à la Commission de classification. Décryptage.  Qu’en était-il jusqu’à présent ? Un décret du 4 décembre 2003 s’appliquait jusqu’à ce jeudi, qui stipulait que doivent être interdits aux mineurs les films «comportant des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence mais qui, par la manière dont elles sont filmées et la nature du thème traité, ne justifient pas une inscription sur la liste [des films « X »]». Les films repérés comme correspondant à l’un ou l’autre critère devaient être automatiquement interdits aux mineurs.    Si le ministère de la Culture, qui accorde les visas d’exploitation, attribuait une interdiction moins importante, il pouvait être confronté à des actions en justice. Ainsi de Nymphomaniac de Lars von Trier : le ministère avait accordé un visa d’interdiction aux -12 ans, suspendu par le juge des référés, relevé à -16 ans par le ministère de la Culture, de nouveau contesté par l’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes… La même association avait réussi à faire interdire aux moins de 18 ans pour sexe non simulé Love de Gaspard Noé. Quant à la Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, il sera passé par tous les plafonds d’âges avant que le Conseil d’Etat ne donne raison au ministère de la Culture pour une interdiction aux moins de 12 ans.  Qu’est-ce qui change ? Ce décret met fin à l’automaticité de l’interdiction aux moins de 18 ans et s’inspire du rapport remis en février par Jean-François Mary, président de la commission de classification des films, qui vient d’être nommé membre du CSA. Lequel proposait de remplacer le «critère de « scènes de sexe non simulées » par celui de «scènes de sexe» : «Le critère de la « non simulation » des scènes de sexe a évidemment perdu son intérêt au cours des récentes années, avec le développement des techniques numériques de mise en scène. Une scène peut être tout à fait explicite à l’écran tout en ayant été simulée lors du tournage.»  Le décret comporte deux articles : le premier prévoit donc que «lorsque l’œuvre ou le document comporte des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier par leur accumulation, à heurter gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser […]», il ne peut être qu’interdit aux moins de 18 ans ou classé «X». Le second article vise à simplifier la procédure contentieuse et à réduire ses délais. La cour administrative d’appel est désormais compétente en premier et dernier ressort, tout en réservant la possibilité de pourvoi en cassation auprès du conseil d’Etat.  Comment fonctionne la classification? Tout film, court ou long métrage, en vue d’une projection publique doit être d’abord présenté au comité de classification puis à la commission de classification qui les visionne intégralement. La commission se réunit deux soirs par semaine pour procéder au visionnage des œuvres renvoyées par le comité. C’est elle qui définit les catégories d’âge et transmet ses propositions au ministère de la Culture, qui décide au final de la classification. L’avis de la commission est suivi dans la quasi-totalité des cas. Si le décret publié jeudi réécrit les critères du moins de 18 ans, il retire aussi toute tendance à l’automaticité. «Audrey Azoulay considère que le système qui repose sur une commission collégiale est le meilleur système qu’on puisse avoir, souligne-t-on au ministère de la Culture. Le décret rend la liberté d’appréciation à cette commission.» Renouvelée tous les trois ans, la commission est composée de 29 membres dont 9 de la profession, les autres étant des fonctionnaires de divers ministères, psychologues, représentants des maires et des associations familiales, spécialistes et experts de la protection de l’enfance. Un nouveau président, issu du conseil d’Etat, devrait être nommé très prochainement.

     
  • admin9596 3:54 am le March 20, 2017 Permaliens  

    Apple et le Nasdaq au plus haut 

    L’action Apple a touché lundi un plus haut historique en séance, à 141,34 dollars, portée par une succession de recommandations favorables d’analystes sur les perspectives du géant de l’électronique grand public.

    Vers 16h, le titre Apple gagne 0,93% à 141,29 dollars, ce qui porte sa progression à plus de 20% depuis le début de l’année contre une hausse de 5,8% pour l’indice Dow Jones.

    Dans son édition de lundi, le magazine financier Barron’s estime que l’action Apple pourrait prendre jusqu’à 10% en Bourse sur les six prochains mois, pour atteindre 155 dollars. Le groupe devrait profiter de la croissance de son activité de services, qui présente les marges les plus élevées, et de l’engouement médiatique alimenté par la perspective d’un nouveau modèle d’iPhone.

    Optimisme partagé des analystes sur la valeur Apple

    De leur côté, les analystes de Cowen and Company ont rehaussé lundi leur objectif de cours sur Apple de 135 dollars à 155 dollars. Un avis partagé par les analystes de RBC et de Bank of America-Merrill Lynch, qui avaient déjà revu à la hausse la semaine dernière leur objectif de cours respectif à 155 dollars sur Apple.

    Selon des données de Thomson Reuters, 76,6% des 47 analystes couvrant Apple sont actuellement positionnés à « achat fort » ou « achat » sur le titre. Leur objectif de cours moyen ressort à 143,29 dollars.

    Le Nasdaq s’enflamme

    On se souvient que tout récemment, à la mi-février, Warren Buffett, considéré comme l’un des investisseurs américains les plus avisés, avait quasiment quadruplé sa participation dans Apple, au travers de sa holding Berkshire Hathaway, durant le quatrième trimestre 2016 pour la porter à environ 57,4 millions de titres. Au passage, Berkshire Hathaway devenait ainsi l’un des 10 premiers actionnaires d’Apple, dont le cours de Bourse grimpait ce jour-là à 135,02 dollars.

    A la suite de ce plus-haut boursier de la marque à la pomme, le Nasdaq franchissait la barre des 5.912,60 points autour de 17 heures, un nouveau record historique pour l’indice des valeurs technologiques.

    (avec Reuters)

     
  • admin9596 10:05 am le March 19, 2017 Permaliens  

    Bâtiment : Bouygues s’attaque au recyclage des déchets de chantier 

    D’une part, des objectifs ambitieux à des échéances très courtes: 70% des déchets du bâtiment valorisés d’ici 2020, selon la loi de transition énergétique de 2015. De l’autre, une industrie très en retard en matière d’économie circulaire, ne valorisant encore qu’environ un tiers des 38 millions de tonnes de déchets produits annuellement. Et à l’horizon, le gigantesque chantier du Grand Paris, impliquant la gestion d’énormes flux de matériaux.

    Conscient de l’urgence de résoudre ces contradictions, Bouygues Immobilier commence enfin à explorer les solutions. Le constructeur français vient de lancer un premier test à l’échelle industrielle de la valorisation de ses déchets de chantier.

    Tous les acteurs réunis

    L’expérience, « unique à cette taille », est menée à Bagneux (Hauts-de-Seine), sur un ancien site du groupe pharmaceutique Sanofi de près d’un hectare. D’ici 2019, Bouygues Immobilier va y construire 5.000 mètres carrés de bureaux, quelque 200 logements, une résidence étudiante et des jardins partagés. Lors de la démolition des anciens bâtiments, inoccupés depuis 2010 – et dont un seul sera partiellement conservé -, le promoteur immobilier s’est fixé comme objectif de recycler 80% des matériaux du site. Une obligation de résultat fixée en fonction des lieux, mais en même temps plutôt cohérente avec les préconisations du projet Démoclès, issues d’une étude collaborative menées par une quarantaine d’organismes et administrations sur 19 chantiers.

    « Comme nous l’avons été pour les bâtiments à énergie positive, nous voulons être parmi les pilotes de la transition vers l’économie circulaire », affirme Franck Hélary, directeur général pour la métropole du Grand Paris chez Bouygues Immobilier. Cette ambition demande de « monter une véritable filière de recyclage créatrice de valeur économique et réunissant tous les acteurs: maîtres d’ouvrage, bureaux d’étude, entreprises de transformation et revalorisation des déchets, éco-organismes, associations », explique-t-il. C’est justement sa structure qui est ébauchée à Bagneux.

    Des cahiers de charges exigeants

    Après avoir recensé les divers matériaux présents dans les 27.000 mètres carrés de surface de plancher du site, la société ACI, missionnée par Bouygues pour la maîtrise d’ouvrage, est donc partie à la recherche de partenaires. Recyclum, Eco-systèmes, Saint-Gobain figurent parmi ceux ayant accepté de contribuer au recyclage des déchets du site. ACI s’est chargée de définir en amont la logistique permettant de respecter leurs cahiers de charges : modalités de curetage des bâtiments, de stockage sur place des matériaux, de transport par camion jusqu’aux industriels, autant d’étapes pouvant influer sur la qualité des matériaux transmis au recycleur.

    « Saint-Gobain craignait notamment que notre verre ne contienne des cailloux, ce qui aurait engendré un arrêt de tout son processus de production. C’est pourquoi, nous avons décidé que les fenêtres des divers immeubles ne seront démontées qu’après avoir terminé leur curetage », illustre Sébastien Fauchois, fondateur d’ACI. L’objectif est de récupérer 80 tonnes de verre. De même, il a fallu assurer au même industriel que le plâtre destiné à être transformé en plaques sera conservé au sec, et vérifier que préalablement au recyclage il était bien possible de séparer mécaniquement les chevilles encastrées dans les anciens carreaux…

    Chantier Bagneux Bouygues

    360 tonnes de plâtre

    Depuis janvier 2017, date de début des opérations, le processus de déconstruction validé en 2013 a néanmoins dû être revu à plusieurs reprises, pour faire face à la réalité du chantier. Alors que selon les prévisions initiales le curetage devait être entièrement effectué à la main, la nécessité de tenir les délais a notamment imposé d’intégrer une partie de démolition industrielle, en trouvant des engins dimensionnés aux locaux des bâtiments. La découverte de quelques gaines en amiante a imposé l’adoption de précautions particulières.

    Cependant, en trois mois, 360 tonnes de plâtre ont déjà pu être récupérées, ainsi que 480 tonnes de bois, 54 tonnes de ferraille, 4,30 tonnes de tubes néon et de disjoncteurs, 170 tonnes de dalles de moquettes et 384 tonnes de déchets industriels banals (bois en mauvais état, doublages etc.). Mais surtout, « aucun retour négatif des partenaires n’a été enregistré », souligne Sébastien Fauchois.

    Chantier Bagneux Bouygues

    Quelque 80% des 24 personnes ayant travaillé à la déconstruction étaient par ailleurs en insertion, met encore en avant Bouygues. Le béton, qui sera démoli une fois le curetage terminé, sera concassé sur le site, et utilisé pour les remblais: ainsi, au total, 80% des matériaux récupérés sera réutilisé sur place.

    Une opération rentable?

    Même si un véritable bilan ne pourra être réalisé qu’à la fin, l’opération se révèle par ailleurs pour le moment économiquement viable. S’agissant d’un démonstrateur, Bouygues n’a au départ pas posé de limites de coûts, témoigne Sébastien Fauchois. Mais, pour le moment, l’enveloppe des frais lui semble « cohérente avec celle d’une simple démolition ». Le surplus de main d’oeuvre requis par le curetage paraît en effet compenser les coûts de la mise à la décharge traditionnelle.

    Franck Hélary estime même que, à plus long terme, la démarche pourrait devenir rentable, notamment dès lors que le processus sera suffisamment fiable pour que les matière récupérées puissent être commercialisées. « L’essentiel consiste dans l’anticipation », souligne-t-il. Le test de Bagneux vise justement à convaincre les « sceptiques », encore nombreux dans le secteur de la démolition selon Sébastien Fauchois.

     
  • admin9596 9:22 am le March 17, 2017 Permaliens  

    SNCF : aucun train à la gare de Lyon samedi et dimanche 

    [Article publié le 10 janvier, mis à jour le 17 mars]

    Les passagers qui ont prévu de prendre un train au départ ou à destination de la gare de Lyon ce week-end (18 et 19 mars) ne verront pas la gare parisienne. Il n’y aura aucune circulation ferroviaire pendant 48 heures dans cette gare. Pour autant, la SNCF met en place un service ferroviaire réorganisé au départ d’autres gares parisiennes pour les destinations TGV et des services routiers, notamment les lignes assurées par Transilien. « Le dispositif de ce plan de transport sera allégé », explique Florence Parly, la directrice générale de SNCF Voyageurs.

    Passage d’une technologie de 1937 à une technologie de 2016

    Cette fermeture exceptionnelle est la conséquence de la mise en service d’un nouveau poste d’aiguillage de la gare de Lyon. Dépourvu d’informatique à 80%, le poste existant utilise un système électromécanique, une technologie datant de sa mise en service en 1937. Il sera remplacé par un poste d’aiguillage automatisé et informatisé, situé à 20 km de la gare de Lyon.

    En 2017, la SNCF va changer 500 aiguillages, contre 300 il y a deux ans, a précisé Patrick Jantet, le président de SNCF Réseau.

    SNCF : aucun train à la gare de Lyon samedi 18 et dimanche 19 mars. Les itinéraires alternatifs. publié par latribune.fr

     
  • admin9596 3:52 am le March 15, 2017 Permaliens  

    Auto, habitation: la fortune diverse des assureurs sur le marché français 

    Les deux plus grands noms de l’assurance européenne, Axa et Allianz, bien sûr très implantés en France, connaissent des fortunes diverses dans le domaine de l’assurance des biens (auto, habitation, entreprises), sur le marché français.

    Lors de la présentation de ses résultats, Axa a reconnu avoir vu son chiffre d’affaires stagner. Sans hausse des prix, il aurait même diminué, en raison d’une « baisse des volumes liée à une concurrence élevée dans le contexte de la loi Hamon », comme on peut le lire dans le rapport d’activité du groupe. La loi Hamon, dont trois quarts des Français ont entendu parler, permet depuis deux ans de résilier son assurance auto ou habitation à tout moment, et non plus seulement à la date anniversaire du contrat, ou lors d’un changement de voiture ou logement. Elle a aiguisé les appétits des banques, très bien armées pour prendre des clients aux assureurs traditionnels.

    Les quatre atouts des banquiers

    Les « bancassureurs » ont quatre atouts dans leur jeu, souligne Hamid Benamara, directeur général du comparateur Les Furets

    1 Ils disposent de la puissance de leur réseau physique (agences bancaires)

    2 Ils ont accès à des informations privilégiées concernant leurs clients. Certes, ils se défendent de les utiliser…. mais il est facile pour un conseiller bancaire de faire une offre intéressante concernant une assurance auto, quand il connaît la prime versée chaque année par son client à un assureur traditionnel

    3 Les conseillers bancaires sont en relation bien plus fréquente avec leurs clients que les assureurs, autant d’occasions de faire des propositions en matière d’assurance

    4 Il s’agit là d’un vrai relais de croissance

    Avec la loi Hamon, un conseiller bancaire peut suggérer à tout moment à son client d’abandonner son assurance pour trouver immédiatement moins cher dans sa banque. Voilà comment Société Générale Insurance, la filiale de la banque qui se consacre à l’assurance, peut, par exemple, annoncer pour la France « une progression des primes (encaissées) quatre fois supérieure à celle du marché en assurance automobile et Multi risque habitation ». Cela représente une progression du chiffre d’affaires supérieure à 8%, puisque, selon la FFA, ces deux marchés ont crû globalement de 2,3% en France, en 2016. La hausse de la part de marché des bancassureurs avait déjà commencé il y a plusieurs années, puisqu’en ce qui concerne l’assurance dommages des particuliers, ils sont passés de 9% de part de marché en 2009 à 15% en 2014, selon les calculs du cabinet Facts & Figures. La loi Hamon a bien sûr accéléré cette tendance. Les mutuelles, encore position de force dans ce domaine (38,8% de parts de marché), voient leur activité s’éroder.

    Allianz s’en tire mieux

    Les assureurs traditionnels sont-ils tous logés à la même enseigne, victimes de cette concurrence bancaire? Certains tirent leur épingle du jeu. Ainsi, Allianz a annoncé ce mercredi un chiffre d’affaires en hausse de 2,1% en IARD (assurance des dommages aux biens, auto, habitation, entreprise), au dessus de la progression du marché (+1,5%). La filiale française du premier assureur européen affiche un gain de 100.000 contrats auto et de 27.000 en habitation. Au total, Allianz France a gagné 30.000 clients dans ce domaine de l’assurance, annonce son PDG, Jacques Richier.

    Le chiffre d’affaires global est en revanche stagnant, en raison d’une baisse de l’activité en assurance vie.

     
  • admin9596 8:46 am le March 14, 2017 Permaliens  

    Publicité : combien perdent les principaux sites victimes des adblockers ? 

    Grande terreur du marché publicitaire, les adblockers, ou bloqueurs de publicité, coûtent cher aux médias et aux sites de e-commerce. Si cette affirmation n’est pas nouvelle, la startup française AdBack vient de publier le premier classement chiffrant précisant le manque à gagner, en France et dans le monde.

    Premier constat : les pertes concernent l’ensemble des sites web en France et n’épargnent aucun secteur d’activité, qu’il s’agisse des géants du e-commerce, de la vidéo en ligne, des sites des médias et pour adultes. Pour mener son étude, AdBack a pris en compte les 1000 sites réalisant les plus fortes audiences mensuelles par pays.

    « Les éditeurs qui sont contraints à la gratuité par leur taille ou leur business model perdent entre 15% et 20% de leur chiffre d’affaires publicitaire global », explique Antoine Ferrier-Battner, le fondateur et président d’AdBack.

    Amazon, Le Bon Coin, Darty, Le Figaro et Le Monde grands perdants en France

    Les sites français sont particulièrement touchés par les adblockers. Pas étonnant : selon une étude de l’institut Ipsos réalisée en novembre dernier, 36% des internautes français utilisent un bloqueur de pub (+20% en moins d’un an), dont plus d’un jeune de 16-24 ans sur deux et 45% des 25-34 ans.

    Dans le détail, deux géants du e-commerce occupent les deux premières places : l’Américain Amazon perd 5,18 millions d’euros par an, suivi par le français Le Bon Coin (3,67 millions d’euros). Le site de vente en ligne Darty.com est en 8e position, avec des pertes estimées à 1,37 million d’euros.

    Les éditeurs de contenus, notamment ceux qui séduisent une audience jeune, sont particulièrement touchés. En troisième position se trouve la plateforme de vidéos YouTube, qui perd 3,36 millions d’euros par an, tandis que son homologue Twitch, spécialisée dans les vidéos pour la communauté des gamers, arrive en cinquième position (2,46 millions d’euros). Le portail Yahoo.com, qui perd 3,1 millions d’euros, se classe en quatrième position, tandis que le site Buzzfil.net est septième (1,65 million d’euros).

    Les médias traditionnels ne sont pas en reste. En 9e position, le site du Figaro perd 1,35 million d’euros par an, tandis que celui du Monde accuse une perte de 1,01 million d’euros (12e place). Enfin, les sites pornographiques souffrent : Pornhub est 10e (1,13 million d’euros), Youporn 15e (774.500 euros) et Upornia 17e (765.000 euros).

    13 sites dans le monde perdent plus de 100 millions de dollars par an

    Sur les 55.000 sites référencés au niveau mondial, 1000 d’entre eux perdent plus d’un million de dollars par an à cause des adblockers. 590 perdent plus de 2 millions de dollars, 270 plus de 5 millions de dollars, 150 plus de 10 millions de dollars, 29 plus de 50 millions de dollars et 13 plus de 100 millions de dollars. On retrouve parmi les plus grands perdants YouTube (en 5e position, 219,5 millions de dollars) et Yahoo (n°6, 214.3 millions).

    Le top 3 est dominé par des médias : Kompas.com (468 millions) et Liputan6.com (352 millions) sont très actifs en Asie du Sud-Est, tandis que Varzesh3.com (244 millions) s’illustre dans le Moyen-Orient. De nombreuses entreprises dans le Top 20 mondial sont issues d’Asie et du Moyen-Orient, confirmant le succès grandissant des adblockers dans ces régions.

     
  • admin9596 4:56 am le March 13, 2017 Permaliens  

    TVA, ISF, quotient familial… Fillon précise son programme et le calendrier 

    Durée du travail, fiscalité sur les revenus du capital, TVA, ISF… François Fillon est revenu sur son programme économique et social dans un entretien accordé au quotidien « Les Echos ». La plupart des mesures proposées étaient connues de longue date, cependant le candidat « Les Républicains » (LR) a amendé quelques dispositions et, surtout, il a donné davantage de précisions sur leur calendrier d’application. Cela se ferait au pas de charge… avec un vote des principales mesures « dans les trois premiers mois »…

    La hausse de la TVA limitée au taux normal

    C’est sur la TVA que François Fillon a le plus évolué. Initialement, son programme prévoyait une hausse de deux points de la TVA sur le taux normal (20%) et sur le premier taux intermédiaire réduit (10%), soit un gain pour les finances publiques compris entre 16 et 17 milliards d’euros. Mais dans son entretien aux « Echos », l’ancien premier ministre précise que, finalement, la hausse de deux points de TVA ne concernerait que le taux normal de TVA, «  le taux intermédiaire de 10%, qui concerne par exemple le bâtiment et la restauration, ne bougera pas, ni les taux réduit et supers réduit [de respectivement 5,5% et 2,1%] ». François Fillon justifie cette évolution par le fait que « le taux intermédiaire était plutôt supérieur à la moyenne européenne, à l’inverse du taux normal de 20%, et qu’une hausse pouvait avoir des incidences négatives sur les services. Le gain budgétaire relativement faible ne justifie pas un tel risque ».

    De fait, une hausse de la TVA sur le seul taux normal « rapporterait » environ 6,5 milliards pour un point, soit 13 milliards pour deux points. Le manque à gagner par rapport à la mesure initiale serait donc de l’ordre de 4 milliards d’euros. Mais il est exact que relever le taux de TVA réduit (10%) pourrait faire courir le risque d’augmenter le « travail au noir »…

    Rappelons que la hausse de la TVA de 20% à 22% servirait, selon François Fillon, à financer une partie des 40 milliards d’euros alloués aux entreprises pour améliorer leur compétitivité (baisses des prélèvements sociaux, baisse de l’impôt sur les sociétés, etc.) ainsi que les 7,7 milliards d’euros de baisse de cotisations salariales, via la création d’un « forfait » de 350 euros par salarié et par an.

    Relèvement du plafond du quotient familial

    François Fillon a également précisé que les mesures fiscales concernant les ménages s’appliqueraient en 2018 : « le plafond du quotient familial sera relevé dès l’année prochaine, de même que sera rétablie immédiatement l’universalité des allocations familiales ». Autres mesures effectives en 2018 : la suppression de l’ISF et la création d’un prélèvement fiscal libératoire à 30% pour les revenus du capital… ».

    Reste que François Fillon ne précise pas quel sera le nouveau montant du plafond du quotient familial. Ce plafond était égal (par demi-part fiscale) à 2.336 euros en 2011. Sous le quinquennat de François Hollande, il a été abaissé deux fois : à 2.000 euros en 2013 puis à 1.500 euros en 2014. Il est actuellement de 1.510 euros.

    Sur la suppression de l’ISF, François Fillon indique que pour pallier la disparition parallèle du mécanisme qui permettait d’échapper à une partie de l’ISF en cas d’investissement dans les PME, il instaurerait « la possibilité de déduire de ses impôts 30% des investissements réalisée dans les PME » et ce dans la limite d’un million d’euros « sur la durée du quinquennat ».

    Pour tout le reste, suppression des 35 heures, baisse du nombre des fonctionnaires, transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse des cotisations sociales patronales, etc, François Fillon ne modifie pas son programme initial…Reconnaissant juste que sur le volet santé, « il y a eu, à un moment donné, une mauvaise rédaction »…

    Un programme applicable sur trois mois

    En revanche, le candidat a détaillé le calendrier d’application de son programme. Et « ca dépote »…

    D’abord, juste après son éventuelle élection, il nommera 15 ministres « aux larges prérogatives ». Dans les trois premiers mois, il engagera un « collectif budgétaire » comprenant les grandes mesures fiscales du quinquennat. Dans ce même délai, il fera aussi voter les principales réformes sociales : suppression des 35 heures, refonte du code du travail, doublement des seuils sociaux, plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement, retraite à 65 ans, etc. Il ne le redit pas dans l’entretien aux Echos mais l’on sait que François Fillon envisage de gouverner par ordonnances.

    Alors, certes, sur le papier, c’est jouable. Mais il n’est pas certain que le pays accepte, sans broncher, une refonte du Code du travail et le passage à 65 ans de l’âge légal de la retraite. On a vu, déjà, ce qu’il s’est passé avec la loi El Khomri. Les syndicats sauront mobiliser… D’ailleurs, c’est pour déminer le terrain et pour voir jusqu’où il est possible d’aller sans provoquer le chaos que Gérard Larcher, président du Sénat et soutien de François Fillon, a été chargé de « sonder » les partenaires sociaux – et notamment les leaders syndicaux – sur ce programme. Des compromis seront donc certainement trouvés…

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    >> VOIR AUSSI Conférence de presse de François Fillon (13 mars 2017)

     
  • admin9596 2:37 pm le March 12, 2017 Permaliens  

    Le mot de la semaine : Blockchain 

    pour Blockchain (chaîne de blocs en français, peu usité). C’est une technologie de stockage et de transmission d’informations. Des ordinateurs (baptisés « mineurs ») appartenant au réseau vérifient la provenance de l’échange d’information et sa validité. L’échange est ensuite sauvegardé sur un réseau global, infalsifiable et non supprimable car scellé par des nœuds. La « blockchain » a le potentiel pour remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés et initier la plus grande révolution sociétale depuis la création d’Internet.

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  • admin9596 11:33 am le March 11, 2017 Permaliens  

    Selon Moody’s, le risque d’un « Frexit » augmente 

    Le risque n’est pas nul. La probabilité que la France quitte l’Union européenne et abandonne l’euro est peu élevée mais progresse, estime l’agence de notation Moody’s dans une note publiée samedi. « Si le risque que le résultat électoral (…) remett(e) en cause le maintien en France de la monnaie unique et son adhésion à l’Union européenne est faible, il n’en est pas moins croissant », peut-on lire dans ce document.

    Soulignant que l’hypothèse d’un éventuel « Frexit » est « peu envisageable », l’agence de notation rappelle cependant que « l’actualité a récemment démontré que les événements politiques, notamment les référendums, peuvent avoir des issues inattendues ». L’agence, qui procèdera à une nouvelle analyse de la notation de la France et de la perspective qui y est associée après la présidentielle et les législatives, précise qu’« à moins d’un changement de cap radical » – qu’elle juge donc peu probable – « le jeu s’opérant entre croissance et dynamique budgétaire » sera au coeur de sa décision.

    L’hypothèse d’une victoire de Marine Le Pen, candidate du Front national, à la présidentielle d’avril-juin – longtemps en tête des sondages mais désormais rattrapée par le candidat du mouvement « En Marche ! » – ouvrirait la perspective d’une sortie de la France de la zone euro. Cette éventualité a suscité ces dernières semaines l’inquiétude des investisseurs, même si plusieurs gérants ont évoqué des craintes exagérées. La France est actuellement notée Aa2 avec une perspective stable par Moody’s.

    (avec Reuters)

     
  • admin9596 7:10 am le March 10, 2017 Permaliens  

    Caméras-piétons 

    L’on pourrait penser que cette mesure est une réponse à l’affaire Théo, mais ce serait en fait refaire l’histoire : cette mesure a été décidée en décembre, soit bien avant les récents événements : depuis ce mercredi, les policiers enregistrent les contrôles d’identité auxquels ils procèdent, dans quelques 23 zones de sécurité prioritaires. Les enregistrements sont obligatoires et sont rendus possibles par des caméras portatives. Cette expérience a été prévue par la loi votée en décembre dernier à l’assemblée nationale. Parmi les 23 sites sélectionnés, figurent en particulier des ZSP du Paris intra muros, de même que des départements au nombre desquels la Haute-Garonne.
    Ce n’est pour l’heure qu’un test, qui doit pour rappel être validé par le Conseil d’Etat. Mais c’est à l’évidence une excellente mesure qui a été prise. Ce procédé est appliqué depuis plusieurs années dans certains pays, et a nettement confirmé son rôle. Le but de ce dispositif est de tranquilliser les personnes au moment d’une intervention : les représentants de l’ordre peuvent ainsi établir qu’ils ont respecté les règles, et les habitants ont des images à disposition en cas de dérive. Le dispositif est donc sur le papier favorable à tous les acteurs. Last but not least, cette disposition pourrait permettre de faire l’économie de rapports textuels, ce qui pourrait réduire un peu la lourdeur administrative.A la fin de l’expérimentation, les DG de la Police et de la Gendarmerie Nationales remettront un rapport évaluant l’impact de ces témoins électroniques sur le déroulement des contrôles d’identité. Si ce dispositif est appliqué à l’échelle nationale, des scandales tels que celui du jeune Théo en Seine-Saint-Denis devraient donc ne plus être possibles. L’initiative a été bien accueillie par tous les acteurs ! Ces 2600 caméras-piétons devraient d’ailleurs bientôt doublées.

     
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